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Joachim Pierre Joseph Malézieux

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Joachim Pierre Joseph Malézieux : biographie

Joachim Pierre Joseph Malézieux
Joachim Pierre Joseph Malézieux

Joachim Pierre Joseph Malézieux

Né(e) le : 1821-02-07 à Nauroy
Décédé(e) le : 1889-11-14 à Saint-Quentin
Marié(e) le : 1845-09-13 à Passy
Metier(s) : Conducteur des Ponts des Chaussées, Poète, Conseiller Municipal, Géomètre


Metier(s) - Conducteur-des-Ponts-et-Chaussees Conseiller-Municipal Geometre Ingenieur Poete
Prenom(s) - Joachim Joseph Pierre
Famille - Malezieux.

Joachim Pierre Joseph Malezieux Peintures et sculptures dessin et musique

Joachim Pierre Joseph Malézieux est né le mercredi 7 février 1821 à Nauroy. Il est le fils de Jean-Baptiste Malézieux dit « Pazieux » (20 avril 1799 à Nauroy – 24 septembre 1882 à Saint-Quentin), épicier en 1831, puis Conducteur des Ponts et Chaussées, et de Clotilde Eléonore Fontaine (1er janvier 1800 – 21 juillet 1867) Marchande.

Il est le deuxième d’une fratrie de huit enfants.
Son frère aîné Jean-Baptiste Malézieux dit « Patiot » est artiste peintre et épouse Virginie Eulalie Laugée.
Son frère Jules Maximilien Malézieux est Directeur de Halage et Agent d’assurances.
Sa sœur Célestine Marie Malézieux épouse Désiré François Laugée.
Son frère Léon Fursy Malézieux est compositeur de musique, professeur et éditeur.
Sa sœur Clotilde Eléonore Malézieux épouse le peintre Philibert Léon Couturier.

Le 13 septembre 1845 il épouse à Passy (Paris XVI) Caroline Laugée.

C’est une triple union entre les Malézieux et les Laugée pour la même génération.

Joachim Pierre Joseph Malézieux devient Géomètre, puis Conducteur des Ponts et Chaussées.
Par ailleurs c’est un poète de talent.

Ingénieur en Chef, il enseigne à l’Ecole des Ponts et Chaussées. En 1870, avec son cousin Emile Malézieux, ingénieur des Ponts et Chaussées comme lui, il est missionné par le Ministère des Travaux Publics pour faire une enquête sur les réalisations techniques en travaux publics aux Etats-Unis d’Amérique. Ils publient ensemble leur rapport chez Dunod à Paris en 1873.

Comme beaucoup des Malézieux, il est passionné de politique et est élu Conseiller Municipal de Saint-Quentin pour un premier mandat le 7 août 1881.

Le maire de Saint Quentin est alors Charles Mariolle-Pinguet.
Joachim fait partie du comité du Cercle, groupe des républicains indépendants.
Au conseil, il sera membre des commissions suivantes:
- commission des quartiers Isle et Remicourt.
- commission des travaux et du plan de ville.
- commission des beaux-arts.
- commission de réception des pavages.

Il est réélu le 11 mai 1884. Il reçoit le 3ème plus grand nombre de voix lors du scrutin ( à l' époque, on ne vote pas pour une liste mais pour des personnes).
Le maire est toujours Mariolle-Pinguet, qui démissionnera en 1885. Il sera remplacé par Paul Béranger, décédé en fonction en 1886; puis par François Hugues.
Outre les commissions dont Joachim faisait déjà partie lors de son premier mandat, il est également membre de la commission pour le dessèchement du Marais d'Isle et la commission de surveillance du cours de dessin de la Société Industrielle.

Joachim ne se représente pas lors des élections du 6 et 13 mai 1888.

CONCERNANT SA VIE ARTISTIQUE :

Il est l'auteur de pièces de théâtre "Le Point du Jour" et "Les Noces de Prométhée", cantates pastorales jouées sur la scène du théâtre de Saint-Quentin en 1867 avec accompagnement d'orchestre. Léon, un de ses sept frères et soeurs, compositeur,
est l'auteur de la musique de ces deux cantates.

PENSIONS CIVILES DIVERSES :

Pension d'invalidité versée par l'administration civile (Ponts et Chaussées) d'un montant de 1 franc et 216 centimes à compter du 01 mai 1878 suite à 30 ans, 6 mois et 8 jours de services.
Par l’intermédiaire de son beau-frère Désiré François Laugée il fait la connaissance d’Alexandre Dumas. (voir les lettres ci-après).

Avec son épouse, il met au monde huit enfants, dont trois meurent en bas âge. Les autres deviennent Artistes peintres, musiciens, Architectes, poètes :
Albert est Architecte, écrivain et dessinateur ;
Joachim Georges est musicien, compositeur et poète ;
Caroline est artiste peintre de talent ;
Jules Joachim est architecte, dessinateur, et écrivain.
Laure Ernestine est artiste peintre.

Joachim Pierre Joseph Malézieux meurt le jeudi 14 novembre 1899 à Saint-Quentin, à l’âge de 68 ans en présence de ses deux fils aînés : Albert et Jules Joachim.

La famille Laugée était de religion réformée, sans beaucoup pratiquer. Les Malézieux étaient de tradition catholique. Caroline Malézieux-Laugée, l’épouse de Joachim Pierre Joseph Malézieux, devient catholique par son mariage, mais leurs enfants sont soit catholiques, soit protestants : Joachim Georges est catholique, Jules Joachim est protestant sans pratiquer, Caroline et Laure libres penseurs ; on ne sait pas pour Albert.

Articles de presse commentant son décès.

« Un homme vient de mourir parmi nous, sans faire plus de bruit en partant qu’il n’en faisait pendant sa vie ; et pourtant, l’hommage d’une haute estime, non pas seulement celle des amis, mais celle de tous faisait cortège à sa mémoire.
On dit beaucoup de mal du temps où nous vivons ; cependant, qu’un homme de bien vienne à disparaître, et de ce modeste citoyen qui vivait à l’écart, sans occuper de lui personne, tout le monde se souvient. De graves paroles s’échangent alors à propos de lui, rare et touchante oraison funèbre, que de brillantes existences envieraient et n’obtiennent pas toujours. C’est que cet homme portait en lui, cette chose que respectent même les plus sceptiques et les moins scrupuleux, une conscience droite et pure ; et disons-le à l’honneur de l’humaine espèce, rien de ce qui appelle l’admiration, ni l’esprit, ni le haut talent, ni même les séductions du génie, n’obtiennent d’elle le sincère respect qu’elle accorde à ceux qui ont bien vécu.
Simple conducteur des ponts et chaussées, Pierre-Joseph-Joachim Malézieux, fut dans cet humble poste ce qu’il se montra partout, l’homme du devoir. Comment avec d’aussi minimes appointements, il parvint à donner à une nombreuse famille, la sérieuse éducation qui a fait à chacun de ses enfants la place distinguée que l’on sait, c’est un problème dont la courageuse compagne de sa vie a seule le secret. Sous un aspect grave et stoïque, Malézieux cachait un cœur tendre et vibrant, un juvénile enthousiasme pour le bien et pour le beau ; et les rares amis qui ont reçu les épanchements de ce vieillard resté si jeune, mais qui se livrait peu, savent seuls ce que renfermait d’exquise sensibilité, cette nature restée vierge et sans tache.
Je me souviens d’un certain jour du mois de juin, où devant la campagne couverte de moissons, ce taciturne qui cessait de l’être sous le coup d’une émotion vive, s’épancha brusquement dans un flux d’enthousiasme, où j’entendis chanter toutes les voies de la nature. Soupirs du vent dans la ramée, bruissement des insectes, frissonnement des épis, ondoiement moiré des seigles, cris joyeux de l’hirondelle, caresses et rayons, tout y était, mêlé et confondu dans un désordre saisissant. Fais-nous des vers qui ressemblent à cette prose là ! m’écriai-je tout ému.
Les vers qu’il a laissés, laissent deviner, peut-être, mais sont loin d’exprimer le sentiment qu’il avait des choses et la tendre idéalité de sa belle âme. Il est des êtres dont le cœur parle si haut, dit Chateaubriand, qu’ils n’entendent pas ce qu’ils disent. Si ce naïf avait su se traduire, il eut laissé de lui quelque chose de profondément sincère et personnel ; mais trop modeste pour oser, sa vénération pour les maîtres de son choix, lui fut fatale. Il aurait pu donner sa note, il s’enlisa dans l’admiration.
J’ai voulu dire un mot du cœur, sur cet homme excellent et rare, qui n’ayant jamais su rien faire pour lui-même, a rendu aux autres tant de services et laissé tant de regrets.
»
Le Glaneur de Saint-Quentin, Janvier 1890.

« Aujourd’hui samedi ont eu lieu les obsèques de M. Joachim Malézieux décédé à l’âge de 69 ans, dans la nuit de jeudi à vendredi.
M. Malézieux a été longtemps conducteur des ponts-et-chaussées, et, sans contredit, l’un des plus distingués de cet important service. D’autres parleront avec plus de compétence de ses travaux remarquables concernant entre autres le contraste et le plan de la ville de Saint-Quentin.
Conseiller municipal de 1881 à 1888, on peut le citer parmi les plus laborieux et les plus compétents. Son concours a été souvent précieux pour le conseil, aussi lorsque sa santé le contraignit de résigner son mandat, ses collègues furent unanimes pour le prier de rester parmi eux.
La maladie qui déjà l’affaiblissait ne lui permit pas ce surcroît de travail.
M. Malézieux a eu le mérite d’élever une nombreuse famille dont les membres, dignes de la plus haute estime occupent des situations honorables ; la bonne direction donnée à ses enfants par ce père accompli n’y a pas peu contribué.
Notre concitoyen s’occupait à ses moments perdus d’art et de littérature dont il aimait à parler. Nous avons eu plus d’une fois le plaisir de nous entretenir avec cet aimable vieillard dont l’esprit cultivé, la finesse et la bonté inspiraient tout de suite une affectueuse sympathie.
Une foule considérable l’accompagnait à sa dernière demeure.
»
Le Glaneur, du 1er novembre 1889.

Joachim Pierre Malézieux vivait au 78 du boulevard Gambetta à Saint-Quentin. Sa maison a aujourd’hui disparue pour laisser la place à un ensemble de bureau.

Le 7 août 1881, il est élu au premier tour au Conseil municipal de Saint-Quentin 18ème sur 42 conseillers.

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Peintres et Sculpteurs

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