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Jules Charles Joachim Malézieux

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Jules Charles Joachim Malézieux : biographie

Jules Charles Joachim Malézieux
Jules Charles Joachim Malézieux

Jules Charles Joachim Malézieux

Né(e) le : 1851-01-05 à Saint-Quentin
à Saint-Quentin
Marié(e) le : 1881-01-15
Metier(s) : Architecte, poête, dessinateur


Metier(s) - Architecte Dessinateur Poete
Prenom(s) - Charles Joachim Jules
Famille - Malezieux.

Joachim Malezieux architecte politique Peintres et sculpteurs peinture sculpture

Joachim Jules Charles Malézieux (18/11/1851 – 03/09/1906), devient le beau-frère de Georges Laugée en épousant sa sœur Laurence Laugée, la fille légitime de Désiré, François Laugée, peintre, et de Céléstine, Marie Malézieux, le 5 janvier 1881 à Paris, laquelle était artiste graveur. Elle était aussi Artiste peintre. Ils eurent ensemble une fille Odette Malézieux qui naquit le 04/10/1889 à Saint-Quentin et mourut le 27/05/1944 à Paris. Odette Malézieux fut compositeur de musique.

Joachim Jules Charles Malézieux commence sa carrière en qualité de commis, dans le cabinet de l'architecte départemental Dablin. Il participe à la confection des plans de la Sous-Préfecture de Saint-Quentin et des ateliers Cliff.

Après la mort de celui-ci, en 1872, il crée son propre cabinet d'architecture à Saint-Quentin, associé à son frère Albert Malézieux. Leurs oeuvres sont nombreuses dans le Saint-Quentinois. Les plus marquantes sont la mairie-école d'Aubigny et à Saint-Quentin le Crédit Lyonnais, place de l 'Hôtel de Ville, la Banque de France ( ancienne maison Pascault) rue d'Alsace, les Ateliers Mécaniques, rue d'Orléans (Pierre Brossolette), la maison d’Hugues-Cauvin, fondateur de la Société Industrielle, en 1895 au coin des rues Raspail et du Gouvernement. Mais ils construisent aussi à Paris, dont l’hôtel de Julien Dupré, leur cousin par alliance, boulevard Flandrin à Paris XVI°.. C 'est à cette époque que se développe son goût pour les choses du passé, notamment l'archéologie et l' histoire locale.Il rapporte de tous ses déplacements à travers le département de l'Aisne, de nombreux croquis de qualité, réalisés à la plume, qui dénotent les facilités dont il était doué en toutes choses.

" L'église sera donc, évidemment, le sujet le plus fréquemment couché sur son carnet de croquis. C'est ainsi que pour les communes de l'arrondissement de Saint-Quentin, auxquelles nous nous sommes limités dans le présent album, plus de trente églises ont fait l'objet de ses dessins.
Ceux-ci présentent aujourd'hui un intérêt multiple: artistique par la qualité de leur graphisme, historique car la plupart de ces monuments sont disparus, architectural, parce que le dessin est très souvent complété par un plan, quelquefois par le dessin d'un ornement, régionale enfin, puisque l'auteur est un artiste local, dont le talent reconnu à l'époque, est à redécouvrir.
Lors de la disparition de Joachim Malézieux en 1906, deux albums de ses dessins originaux ont été légués à la Société Académique de Saint-Quentin.Conservés précieusement dans ses collections, ils ont échappé par miracle aux déstructions et aux rapines pendant les deux dernières guerres.
Ils nous a semblé utile de sortir ces dessins des cartons,et,pour permettre à tous les amateurs de les apprécier, d'en faire une édition.
Ceux qui sont à la recherche du passé pourront y retrouver une église, une maison, une fontaine, un puits, aujourd'hui disparus et qui ne sont plus que la mémoire du pays.
Du vivant de Joachim Malézieux, la revue "Le Vermandois" a publié d'autres de ses dessins. Deux de ceux-ci concernant Joncourt, ont été repris pour compléter ceux des albums.
Enfin, pour faire place à un monument, lui aussi disparu alors qu'il était chargé de souvenirs d'histoire, nous avons repris dans la même revue un dessin du château de Caulaincourt, mais de la main d'Albert Malézieux, le frère de Joachim Jules Charles Malézieux, qui avait lui aussi du talent.
Il sont ainsi associés dans cet album, comme ils le furent dans la vie."

André Vacherand, Secrétaire Général de la Société Academique.
( extrait des "Monuments du Saint-Quentinois" édité par la Société Académique de Saint-Quentin.)

En même temps que le dessin, il cultive la poésie. Ce goût pour la cadence et la rime date de son enfance. A quinze ans, il rédigeait déjà de charmantes pièces de vers.

Plus tard, malgrés ses nombreuses occupations, il donne des chroniques d'histoire locale à la "Petite Revue" et les diverses revues périodiques d'architecture publient ses pièces de vers où s'exerce sa verve patriotique contre les injustices, les abus et surtout les atteintes au bon goût en matière d'art.
Son recueil, " Les Vermiculures", est édité au profit de la caisse d'assistance aux architectes français.

Le 3 septembre 1906, Joachim Malézieux meurt à cinquante cinq ans après une courte maladie. Il est enterré au cimetière Saint Jean de Saint-Quentin. Son caveau existe toujours, et est surmonté d’une colonne brisée. Ce qui laisse à penser qu’il était membre d’une Loge Maçonnique. De religion protestante, il a vécu en libre penseur loin de la pratique religieuse. Son frère Georges Joachim Léon Malézieux était devenu catholique très pratiquant et oblat d’un Tiers Ordre. Les réunions de famille devaient être animées !!

Il laisse dans ses tiroirs un nouveau recueil de poésies " Les jours de souffrance".

Il était, comme son père et comme son frère, membre de la Société Académique de Saint-Quentin.

Il fût également: - Expert près des tribunaux
- Président de la société des architectes de l'Aisnes
- Vice-président de la société d'assistance confraternelle des architectes français
- Archiviste de l'association provinciale des architectes français
- Membre de la commission sanitaire de St-Quentin
- Président du jeu de paume de St-Quentin
- Membre de l'association de secours aux blessés
- Membre de l'association des anciens militaires de terre et de mer et des membres de la légion d'honneur.
- Membre de la Société Académique de St-Quentin depuis 1877

Joachim Jules Charles Malézieux sera donc architecte, Poète et Critique.

Joachim Jules Charles Malézieux est décédé le lundi 3 septembre 1906, à l'âge de 55 ans, à Saint-Quentin.

Son frère et associé Albert meurt à son tour le 28 octobre 1908. Après la disparition des deux frères, la famille cède leur cabinet à Julien Coutelier et Henri Mabille pour la somme de 5000 francs.

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