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Julien Dupré

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Julien Dupré : biographie

Julien Dupré
Julien Dupré

Julien Dupré

Né(e) le : 1851-03-19 à Paris
Décédé(e) le : 1910-04-03 à Paris
Marié(e) le : 1876-05-17 à Paris
Metier(s) : Peintre


Metier(s) - Peintre
Prenom(s) - Julien
Famille - Dupre.

Julien Dupre peintre animalier Peintures et sculptures dessin et musique

Julien Dupré (19/03/1851 - 15/04/1910) est le fils de Jean-Marie Pierre Dupré (11/11/1809 Paris 3ème – 05/03/1904 Paris 16ème) et de Marie-Madeleine Pauline Célinie Bouillé, seconde épouse de son père, décédée le 09/11/1885 à Paris 10ème .

Il a un frère aîné, né le 10/01/1835 à Paris 5ème de la première épouse de son père Irma Marie Madeleine Bouillié. Il a aussi une petite sœur Julie Dupré.

Il épouse Marie Laugée (29/09/1851 – 28/11/1937 à Paris) la fille aînée de Désiré François Laugée dont il fit la connaissance en étudiant la peinture dans l’atelier de son futur beau-père. Ils eurent trois enfants : Thérèse Dupré, Jacques Dupré et Madeleine Dupré.

Thérèse Dupré (19/03/1877 – 13/04/1920) devient peintre sous la houlette de son père et osus le nom de Thérèse Cotard Dupré.

Jacques Dupré (18/07/1879) devient médecin, dessinateur et illustrateur.

Madeleine Dupré (14/10/1885 – 04/03/1953) devient pianiste.

Julien Dupré se dirige très tôt vers une carrière de peintre. Il fait les Beaux Arts dans les ateliers de Désiré François Laugée, puis de Isidore Pils et Henri Lechmann. Il se lie d’amitié avec Georges Laugée son futur beau-frère qui suit le même cursus que lui.

Dans la lignée de Jean-François Millet et de Jules Breton il va exceller dans la peinture réaliste avec Léon Lhermitte, Jules Bastien-Lepage et Pascal Dagnan-Bouveret. Il devient un des meilleurs peintres animaliers. Il est très exigeant dans son art, observe avec finesse et vérité la vie des paysans qu’il reproduit dans ses toiles avec fidélité et possède un don pour jouer avec les couleurs, la lumière et les ombres et donner vie, force et mouvement à ses sujets.

Entre académisme et impressionnisme, l’œuvre de Julien Dupré s’inscrit dans la lignée de celle de son beau-père Désiré François Laugée, de son oncle par alliance Philibert-Léon Couturier et de son beau-frère Georges Laugée. Elle s’attache à mettre en scène les travaux des champs dans leur dure réalité et à montrer la connivence entre l’homme et l’animal. Les personnages ne sont pas figés dans des poses académiques mais sont en mouvement dans l’action, dans l’effort comme dans le repos, montrant ainsi leur humanité. Les paysages, bien qu’imaginaires dans la plupart des cas, s’inspirent de la campagne picarde dans la région de Saint-Quentin et de Nauroy.

Comme son beau-frère Georges Laugée, Julien Dupré commence sa carrière artistique dans le sillage et l’ombre de Désiré François Laugée. Au début des années 1880, dans les Salons où il expose, on le nomme Julien Dupré-Laugée. Il lui faudra quelques années pour devenir Julien Dupré.

A propos de son tableau « Le ballon », un critique écrivait : « Monsieur Dupré, dans Le Ballon où les faneuses interrompent leur besogne pour regarder un aérostat dans la nue, est demeuré carrément vigoureux et rigoureux envers la nature, en refusant selon son habitude toute concession à l'école nouvelle qui estompe les formes et les tons et les noie dans une fluidité grise ou violette. L'auteur du ballon s'est donc uniquement préoccupé de rendre brutalement son impression et de bien mettre en valeur les figures vivantes sur fond de paysage. »

A son tour Guy de Maupassant commente : « Chaque fois que je retourne au Salon, un étonnement me saisit devant les paysanneries. Et ils sont innombrables aujourd'hui, les paysans. Ils ont remplacé les Vénus et les Amours, que seul M. Bourguereau continue à préparer avec de la crème rose. Ils bêchent, ils sèment, ils labourent, ils hersent, ils fauchent, ils regardent même passer les ballons, les jolis paysans peints. »

Lors du Salon de Saint-Quentin de 1886, à propos de ses deux tableaux exposés : « Le ballon » et « Dans la ferme » un critique écrivait ceci : « M. Julien Dupré est un campagnard assez robuste. Il a une manière large et résolue qui refuse obstinément de sacrifier à la maladie nouvelle : il n’estompe ni les formes ni les tons dans la buée grise dont on nous vente les séductions. Il croit que la prairie est verte, et il a le courage de le dire. Malheureusement, les tableaux de M. Julien Dupré sont un peu trop pareils à ceux qu’il nous a déjà fait voir. Le ballon nous raconte comment les faneuses interrompent leur travail et lèvent le nez en l’air pour regarder passer dans le ciel la boule emplie de gaz ; le motif n’a pas un grand intérêt ; quant à l’autre peinture de l’auteur, Dans la Ferme, c’est un épisode nouveau d’une lutte dont M. Julien Dupré s’applique à noter toutes les péripéties : des paysans possède une vache de mauvais caractère ; un jour, elle brise sa corde et ses sauve dans la campagne ; une autre fois, elle refuse de rentrer à l’étable. De là, des querelles interminables. Nous aurons ainsi toutes les phases de la discussion. Cette vache autonomiste est d’ailleurs d’un dessin solide et nerveux. »

Bouguereau et Breton sont ses modèles mais il se laisse aussi influencer par le mouvement impressionniste, utilisant le couteau pour apporter plus de relief et de vibration à sa peinture.

Il fut vite connu et reconnu aux Etats-Unis où il vendit de nombreuses toiles qui, aujourd’hui, ornent les Musées d’outre Atlantique. Ses œuvres sont encore très prisées et peuvent être vendues ou achetées sur des sites de galiéristes, notamment américains.

Dans son atelier il reçoit des élèves dont Connell Edwin-D. peintre états-unien vivant à New-York, où Maurice Malézieux.

Il expose au Salon de Paris de manière régulière de 1876 jusqu’à sa mort en 1910.

Il remporte de nombreuses récompenses :

Avec les Faucheurs de luzerne en 1880, il reçoit la médaille de troisième classe.

Avec la Récolte des foins en 1881, il reçoit une médaille de deuxième classe.

En 1889, il reçoit la médaille d’or à l’Exposition Universelle de Paris.

Enfin en 1892, il reçoit la Légion d’Honneur.

Ce qui sera un sujet de brouille avec quelques amis qui le jugeaient compromis avec le pouvoir.

Avec la famille Laugée et la famille Malézieux, il a su découvrir la nature et la vie paysanne dans le berceau picard des Malézieux à Nauroy et à Saint-Quentin.

Il travaille dans l'atelier parisien du 20 boulevard Flandrin dans le XVI° qu’il partage avec son beau-frère Georges Laugée. Mais il est aussi peintre de plein air. Il transporte son atelier de campagne avec tout son matériel pour peindre où il veut.

Lorsqu’il meurt en 1910, Georges Laugée, son beau-frère, va s’installer 23 boulevard Lannes, toujours dans le XVI° arrondissement.

Documents Annexes

Voir le site de Julien Dupré par Howard Rehs

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