Son père Julien Dupré est artistepeintre, élève de Pils et de Désiré
François Laugée, son beau-père. Il est un des meilleurs représentant de
la peinture naturaliste de la fin du XIXè siècle, spécialisé
dans la représentation des vaches et des scènes paysannes.
Sa mère, digne fille de son père peint elle aussi. Mais au
XIXè siècle une mère se consacre à ses enfants, aussi sa production est-elle
restreinte et il en reste peu sauf chez quelque membre de la très grande famille
Malézieux et chez quelques galiéristes.
Thérèse a un frère Jacques
Dupré qui naît le 18 juillet 1879, et une sœur Madeleine
Dupré qui voit le jour le 14 octobre 1885.
Elève de son père, sa peinture est elle aussi réaliste et naturaliste.
Elle reprend les thèmes de son père qu’elle traite d’une manière toute à la
fois proche et éloignée.
Avec elle la vie paysanne est plus idéalisée. Les fermières
sont des femmes saines, fortes, jamais fatiguées qui semblent
accomplir leur tâche dans le bonheur un peu comme Marie-Antoinette
jouait à la fermière au Hameau de Versailles.
Elle vit longtemps à Saint Quentin où elle copie
et étudie les pastels de Quentin De la Tour.
Elle réalise beaucoup d’œuvres de commandes
: portraits, paysages, scènes
paysannes. Malheureusement, la première guerre mondiale a fait
disparaître beaucoup de ses tableaux. Ses enfants étant
sans descendance, les œuvres qu’ils pouvaient posséder
ont été dispersées.
Elle devient membre de la Société des
Artistes Français en 1907, l'année même où
au Salon des artistes Français, elle obtient la médaille
de 3ième classe.
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